Interview de Yusuke KATO
-Le mois dernier j'ai parlé avec kyo-kun de votre standing tour, et qu'en pensez-vous, vous, Shinya san ?
Au départ c'était dur mais je pense que ça a été bien et nous avons pu accumuler des tas de concerts.
-C'était un point important d'avoir été bon ?
Ça a peut-être des relations peut-être avec les morceaux. Avant on disait " On va encore suivre ! ". Mais aujourd'hui, c'est bon de s'y mettre sans changer de rythme.
-Sans changer de rythme, dites-vous, est-ce que ça fait perdre le clou du spectacle de Shinya.
Oh ! non. Je pense bouger grandement sans changer de rythme. Mais est-ce que l'on ne trouverait pas ça nul, si je faisais autrement ? Et alors, ça érode mes sentiments.
-Vous avez dit dans une interview précédente "ça se présente bien !" .
Je n'ai pas dit ça !
-Si !
C'est plutôt mon matériel qui se présente bien.
-Il ne bouge pas, pourtant.
Si.
-Et puis, cette fois, vos vêtements aussi étaient différents.
Oui, et on bouge plus facilement dedans.
-Ah bon ! vous bougez plus facilement ? En mini-jupe , je ne savais qu'il y avait des choses qui ne vous allez pas ! (rires)
Là, les mini-jupes ! nous sommes un groupe court :!
-Ça c'est bien dit (rires). Cette fois, c'est plutôt des vêtements de princesse ?
C'est bien ça.
-Et en fin de compte, comme ça vous rend beau !
Je ne dirais pas ça, mais c'est plus facile à vivre. Et puis ça concilie d'un côté le visuel et de l'autre ma frappe sur la batterie. Dans le temps, on portait pleins de ... (deux kanji très vieux que je ne sais pas lire) pour frapper.
-Est-ce que dans le visuel on fait corps avec son matériel ?
Oui, absolument. Dans le temps, on s'obstinait à dessiner des images et pour ça on restait assis à son drum set, à présent on frappe ensemble.
-Sans doute, et vous voulez dire par là qu'il a une meilleure façon de jouer ?
Oui.
-Votre façon a changé à 180 degrés.
Je pense que c'est une question d'âge.
-Et vous avez quel âge ?
J'ai 24 ans.
-24 ans ! C'est bien ! (rires)
Et c'est sûrement ce qui fait la différence car quand j'ai débuté dans DIR EN GREY j'avais 18 ans. Et dans la musique de KISÔ, on voit la différence.
-Dans les sons et le visuel ?
Oui.
-Cette fois, il me semble, en effet que, votre manière de frapper a changé, est-ce que ça s'adapte bien aux morceaux de KISÔ ?
Oui. On n'a pas retenu mon morceau, mais j'écoute de la musique occidentale, je regarde des vidéos et aussi des vidéos étrangères de batteurs, et ils sont supérieurs.
-Il y avait un batteur à l'époque PIN (???)
Je ne connais pas le nom du groupe de celui-ci, mais il y en avait plein pendant cette courte période.
-Il m'a semblé que vous aviez des difficultés avec votre batterie car il ne s'agissait pas d'aligner de la puissance qu'ont les étrangers.
Tout à fait oui. Strictement disons, qu'en même temps, si l'on est résolu à ne pas faire chanter les musiques, en live on a la sensation de provoquer et ça je trouve que c'est bien.
-A présent, vous êtes à mi-chemin de la tournée et des enregistrements aussi. Avez-vous l'impression que votre frappe est plus difficile en studio ?
Oui, un peu... car je suis fatigué par les "sound check".
-On dirait un petit vieux ! (rires)
La musique devient très compliquée, comme vous pouvez vous en douter, jouer dans les lives et les studios sont des choses vraiment différentes
-Ce "standing tour" est fini, vous étiez sur le point de partir pour votre "Asia Tour".
Oui, et on est content.
-Avant de partir vous avez fait des simulations ?
Oui.
-Quelles étaient vos impressions et qu'aviez-vous imaginé ?
On avait l'impression que les "PAN LIGHT" s'agitaient.
-Comme dans les concerts des idols ?
Oui.
-C'est vrai ?
C'était génial, j'étais étonné de voir ça.
-Ça ne vous a pas trop changé du Japon ?
Dans un sens, c'est peut-être plus fort qu'au Japon. Au moment où la musique off a commencé on a entendu des voix qui scandaient "DIR EN GREY ! DIR EN GREY ! ".
-Puis Shinya fait une grosse blague que je ne comprends pas, sumimasen.
Kyô : Ah! C'était génial ! A l'étranger à Hongkong ou à Taiwan quand la MC commençait on entendait scandait "SHINYA ! SHINYA ! SHINYA !".
-Parlons en un peu alors ! (rires)
Kyo : Oui en faisant les concerts, je n'ai absolument rien vu.
-Hein ?
Kyo : Avant, (quand ils sont allés à Hongkong) on s'était dit "ça va être tuant ?".
-A l'aéroport, vous avez été forcé de remarquer des fans culottés ?
Kyo : Oui, cependant (une réponse à l'égard de Kyô) cette fois ci il faisait froid, comme on s'y attendait, il ne faisait pas plus de zéro. (rires)
-Quelle précision (rires) !
Kyo : Mais on n'a pas eu vraiment de cachets fous. A côté de ça, c'était intéressant alors on s'est dit "j'vais le faire !"
-"J'vais le faire", comme "j'vais le faire " !
Kyo : Avant d'aller là-bas, si j'avais dit que je n'aimais pas trop les fans (dans une interview d'un journal japonais) les journaux de là-bas ont publié ça comme ça ! Et alors, dans des lettres ou en baragouinant le japonais, certains ont écrit "Kyo-san n'aime pas les fans de Hongkong". Mais je me bâterais pour dire "Moi, je n'ai absolument pas dit ça ! ".
-Au Japon, aussi tu as dit les mêmes choses sur des fans culottés.
Kyo : Oui, je l'ai dit aussi au Japon...
-Sans doute, c'est virulent pour le fin fond du Japon ?
Kyo : Ouais, c'est ce que j'ai voulu dire, comme il y avait un petit malentendu, je me suis excusé. Et le titre de l'interview était "La folie". (rires)
-Pas possible ! (rires)
Kyo : Et puis, passons, les lives ont été bons et j'ai adorais les faire.
-La réaction des fans a été bonne, est-ce que les lives ont été plus concentrés ?
Kyo : Oui, et plus là, il y avait beaucoup de garçons, la moitié était des garçons. A Hongkong, il y avait, je crois, pas mal de jeunes mecs et il y avait aussi une idol : Shinya. (rires)
Shinya : Oui, une idol.
Kyo : Mon nom c'était Kyô-cool, je crois ? alors que Shinya-cool, il y en avait toujours au moins un dans n'importe quelle salle.
Shinya : La prononciation est plus facile ?
Kyo : Je ne crois pas.
-Si tu aimes bien, tu prononces bien. Et puis encore, j'ai entendu dire qu'une émeute avait éclaté après l'un de vos concerts ?
Kyo : Oui, à la fin du 1er live. Le public a explosé, alors on s'est dit "Tiens, mais qu'est-ce que c'est ?". Là-bas ça semblait terrible. On entendait dire qu'il y avait des rebelles, "c'est quoi ça ?" On a discuté avec la police qui disait qu'il fallait suspendre le concert du lendemain, mais ça ne nous paraissait pas bien. Alors, le résultat de nos nombreuses discussions c'est que cette fois ci ça venait de 180 personnes mais que ça ne se passerait pas deux fois. A l'extérieur, le public qui n'avait pas pu entrer, faisait du vacarme et c'était devenu une mini émeute.
-Concrètement, quels étaient vos sentiments ?
Kyo : J'écoutais, la pluie tombait et à l'extérieur ils criaient, en s'allongeant par terre de tout leur long... En voyant cette scène, la police qui passait par là aurait dit "Quoi, et s'ils entraient à l'intérieur ! ". Et puis, un imbécile a dit : "Ben, alors, qu'ils entrent ! ". Et voilà le début de l'histoire.
-C'est ça. Cette émeute n'était qu'étrangère ?
Kyo : Oui, à Taiwan c'était terriblement chouette.
-Il paraît que tout le monde s'est mis à vous poursuivre, il y avait une cinquantaine de voitures.
Kyo : Et là, j'étais en colère mais c'était des gosses. Au début, je me suis dit "UZAI" (???) et quand je suis revenu, en entrant dans le magasin, ils ont dit "Excusez-nous ! ".
-Comment était la "set list" ?
Shinya : A la base c'était la même que celle du standing tour du Japon.
-Et vos vêtements ?
Shinya : Une impression de bis (du standing tour).
Kyo :Ils avaient tous des T-Shirts, moi, j'avais juste celui de "KISÔ", je pensais que c'était bien pour démarrer (rires)
-Qu'avez-vous manger ? Est-ce que c'était bon ?
Kyo : Ah ! ça... (sourire gêné) On nous a donné de la cuisine de grande qualité et nous l'avons reçue comme tel.
-Exemple ?
Kyo : Dans des jarres, il y avait plein de pattes de cheval, il y avait des trucs dans des marmites, on disait "C'est quoi, ça ?" en voyant tous ces mélanges. Je me souviens des têtes de poulet aussi.
-Ah ! Ah ! Ah ! (rires)
Kyo : Et tous nous nous sommes amusés en voyant ces pattes qui sortaient des pots. Mais ça tournait, ça tournait, ça tournait (rires).
-C'était de la grande cuisine (rires)
Kyo : Nous, comme d'habitude on a apprécié le tofu "MABA" (???) Pour les gens de là- bas, ce tofu est un aliment super.
-C'est aussi de la cuisine populaire.
Kyo : Oui, et donc on nous l'a servi avec courtoisie. Le lendemain, on est allé dans un magasin très populaire. Le rang de nos sensations tombait par degré, il y avait des têtes de poulets et on ne pouvait pas les manger.
-Et vous, vous êtes un groupe populaire (rires)
Shinya ; Des serpents sortaient aussi, non ? Si tu vas dans un magasin d'alimentation, d'habitude il y a des poissons dans un bocal ? Et bien, à l'étranger quand tu vas dans un magasin d'alimentation, il y a des poissons mais à côté, il y a des serpents... je n'ai pas supporté..
Kyo : Et après, les légumes secs puaient vachement "Oh la, la, ça pue !" ça c'était la réaction de Shinya. N'essayes même pas d'imaginer comme ça pouvait puer. Mais pourtant tout ce qu'on a vu était bien (rires).
-Que pensez-vous des nombreux sujets qu'ont abordés les journalistes en conférence de presse ?
Kyo : Je n'y ai pas réfléchi parce qu'on a parlé de beaucoup de choses mais il y a eu "Est-ce que DIR EN GREY est une copie de l'ARC-en-CIEL? ", la réponse est "NON, NON, NON !", ou encore "Avez-vous été influencé par l'ARC-en-CIEL ?", c'est "NON, NON, NON !". (rires).
-Ah ! ça c'est marrant ? ! (rires)
Kyo : Là-bas, tous les groupes de Visual sont pareils.
-A Hongkong ?
Kyo : Oui à l'étranger, nous avons rencontré des journalistes pendant les conférences de presse et au départ on avait fait des photos, à ce moment là, ils devaient se dire "Qu'est-ce que c'est que ces types qu'on photographie, ils sont bizarres ! " car ils étaient en train de photographier un groupe de Visual Kei.
-Durant ces conférences de presse, vous êtes venus aux fans de là-bas ?
Kyo : Je n'ai pas tout bien compris.
-Et après l'Asia Tour, qu'aimeriez vous faire ?
Kyo : On aimerait partir mais le moi, personnellement, pour la prochaine (tournée) j'aimerais bien aller en Amérique.
-En Amérique, pourquoi ?
Kyo : En Amérique, on ne voit pas trop d'"idols" ! . Moi, je n'ai pas besoin de voir le caractère niveau zéro des idols. Je pense qu'en Amérique, on vous comprend en possédant une force de persuasion. Il suffit d'être sincère.
-Effectivement.
Kyo : Maintenant, en faisant son job, si tu arrives à ce que le public ne fasse plus qu'un, tu comprends tu te dis "Ah ! Moi ! Je fais ça ! " ou "Oh, Moi, je suis partout ! ". en tout cas, tu y crois.
-En Asie, la tournée a été traitée de "folie", la prochaine sera-t-elle meilleure ?
Kyo : Absolument, la folie c'est bien, la folie japonaise, surtout.
-Et vous Shinya ?
Shinya : C'est bien partout.
-Et où ?
Shinya : ... en France, non ?
-Et vous voudriez y aller pour jouer ?
Shinya : Oui et pour faire du tourisme aussi.
-Comme tu veux, tu y vas (rires)
Shinya : Et puis, pour les lives, je veux aller là où je peux voir les gens.
-Donc l'Asia Tour est fini, et vous serez bientôt plongé dans le "Hall Tour", non ?
Shinya : Pour moi, le standing tour est lié au "hall tour".
-Vous y pensez en répétition ? (rires)
Shinya : si j'en parle c'est mal (rires)
-Parlons alors des morceaux de KISO, ils s'adaptent plus au standing concert, je pense.
Shinya : Nous avons mis des morceaux acoustiques dans les "hall" car on a l'impression que c'était un peu différent quand même.
-Et toi; Kyô-kun ?
Kyo : Moi, je trouve que c'est très différent. Je pense que les standing sont plus improvisés. Les "hall" ont une impression plus rock.
-Dans ces concerts, on a l'impression que le jeu est fixé.
Kyo : Oui, on a fait ça dans la tournée MACABRE, c'était une mauvaise façon de dire "Nous avons de bonnes relations! ". En moi, ces images devaient rester fortes. Je suis plus inspiré dans les hall, je n'aimais pas ça, mais c'était avant, maintenant ce n'est absolument pas vrai. La prochaine tournée des hall, je la ferais comme celle des standing. Je ne peux pas avoir les mêmes sensations mais elles seront bonnes également. Je ne pense pas avoir de sensations car ce ne sont pas les mêmes représentations.



